Shanghai by Night…
Une première pour nous: = sortie “restau + clubs” – j’insiste sur les clubs pluriels. Deux dans la soirée, en fait. Ce n’est pas l’orgie, certes, mais pour quelqu’un qu’il faut d’habitude traîner pour sortir en boîte, je bats des records.
Le restaurant était ce qu’il y a de plus chic (en tous cas depuis que nous sommes à Shanghai). Kev’s Thai Restaurant propose une cuisine thaï succulente : au menu, des « crab cakes » comme petites mises en bouche croquantes. Ensuite, nous sommes passés aux choses sérieuses : des crevettes au tofu, du poulet au basilic, un curry de porc au lait de coco (tout simplement divin) et un légume dont le nom se rapproche de King Kong revenus aux piments. Le tout agrémenté d’un Shiraz australien très fruité. Nous nous sommes même permis un dessert (des bananes frites à la thaï, quoi d’autre !) Tout ça dans le cadre très agréable et « cosy » d’une maisonnette située au bout d’une allée peu éclairée qui n’aurait pas pu sembler moins accueillante.
C’est la grande mode ici de transformer ces vieilles maisons datant de l’après-guerre en petite villa ultra moderne avec poutres apparentes et murs en briques dénudés. Celle-ci était chaleureuse et mignonnette, au fond d’un jardin pavé et arboré qui promet pour les soirées aux températures plus douces. Un endroit à revisiter, sans hésitation. Et la prochaine fois, j’amène ma caméra.
Nous étions trois et ça nous a coûté 8.000 XPF. C’est la note la plus chère que nous ayons jamais eu en Chine ! Mais nous avons passé un début de soirée très agréable.
Ensuite, Sabrina nous a amenés au « Babyface ». Une boîte de nuit des plus typiques sur Huaihai Rd, la rue réputée pour ses clubs. Il y avait 600 ou 700 m2 divisés en deux salles avec un style de musique différent dans chaque salle. Décor sobre. La musique était variée avec des DJ aux tables de mixage (hip hop, pop, dance, disco), bonne ambiance. C’était bourré à craquer (sans jeu de mot). Il paraît que pour avoir une table, il faut réserver deux jours à l’avance ! Un serveur est vite venu prendre notre commande. Les gens sont très corrects. Ca change des regards vitreux, des sifflements lubriques et des mains baladeuses des boîtes à Tahiti…
Nous y sommes restés un peu moins d’une heure. Ensuite, nous sommes allés quelques blocs plus loin, au « Rojam ».: C’était plus vaste, ou peut-être moins bondé. Musique mixée en live aussi : le DJ était meilleur qu’au Babyface, j’ai pris mon pied rien qu’à le regarder faire son travail ! Mais c’était une toute autre ambiance … Les filles sexy qui montaient danser a tour de rôle sur des podiums n’y faisait rien, ça manquait de quelque chose. Je ne sais pas quoi… Je suis allée danser avec Sabrina. Au secours, ils ne savent pas danser ! Affreux. Hilarant, aussi. C’est comme s’ils dansaient du disco très guindé sur du hip hop, et hors rythme, en plus. Complètement décalé. Et puis ils sont tous tournés vers le grand écran qui n’affiche rien de particulier. J’étais la seule à danser dans l’autre sens !
Une expérience rigolote. Nous comptons en voir d’autres, même si la vodka s’est fait sentir au réveil…
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