Liste de ce qui me manque, quatre mois après mon arrivée à Shanghai :
- Ma petite sœur (sans hésitation, elle est au top de la liste.. désolée pour les autres, vous me manquez aussi, promis promis)
Non, mais regardez, ça vous manquerait pas, un bou'd'chou pareil?
- Les livres en français… ou même en anglais, tant qu’à faire… il y en a en anglais, mais leur classement, au secours! Je ne sais pas comment m’y repérer. C’est vraiment au p’tit bohneur la chance… Aucune logique. Même pas un classement par ordre alphabétique… enfin, j’exagère, je généralise. Mais c’est souvent ça… Pour ce qui est des prix, ils sont presque aussi chers qu’à Tahiti. Alors, avec parcimonie, la lecture ! Et ceux qui me connaissent savent comme j’aime lire. Ça me manque, donc.
- La cuisine de mon papa… eh oui, je l’admets. Les lentilles aux petits salés, les gigots rôtis, les poulets ou les mahi mahi au four… on n’a pas de four (ce n’est pas dans les habitudes chinoises d’en avoir un) donc je ne peux même pas m’en faire… et puis je ne saurais pas reconnaître un gigot chinois même si on me le balançait en pleine face ! Les pièces de boucherie ne sont pas des plus appétissant ici… Je cuisine, certes, mais vous me connaissez, même si je ne me débrouille pas mal, ce n’est VRAIMENT pas ma tasse de thé… Et franchement les soupes minutes de Philippe ne font pas le poids.
- Dans le même registre, les desserts… dans les restaus chinois, le concept du dessert est assez flou. Ils mangent du sucré en plein milieu du repas… exemple : une soupe avec des petites boules de riz sucrées (shimilou). Pas de café liégeois, de poire-belle-Hélène, profiteroles mmmh… les fruits, certes, sont variés et très abordables. Mais pas de four, donc pas de gâteaux, de tarte au potiron. Et il faut vendre un ovaire pour se payer un pot de Haggen Daaz …
- Toujours question « bouffe » : le poisson cru au lait de coco… miam ! D’ailleurs, le poisson, point... Il fait défaut. On n’en achète pas, c’est déjà une horreur de subir les odeurs de cuisson de poisson du voisin (constructions chinoises très douteuses), alors les nôtres, encore moins ! Et le citron vert, le vrai, bien acide… ici, leurs citrons ont un goût d’orange amer… c’est pas ça, quoi.
- Pouvoir se rendre quelque part avec sa propre voiture, pour les grandes courses, par exemple. Conduire de temps en temps. Une petite sortie en voiture, musique à fond… mine de rien, ça manque un peu. Et j’ai peut-être envie de vivre une circulation normale, le temps d’un jour, où les chauffeurs ne sont pas debout sur leur klaxon et n’essayent pas d’écraser les piétons avec ferveur…
- Programmes TV en français ou en anglais. Dans le salon, on n’a que des chaînes chinoises. Je ne maîtrise pas assez le mandarin pour comprendre plus de 30 ou 40% de ce qui se dit… donc je ne m’attarde jamais devant le poste. C’est vrai, on peut se procurer la saison entière de « Prison Break » ou celle de « Lost » en DVD, mais pas de documentaires, pas de news, ni d’émissions informatives … Et les pubs ! Vous, elles vous tapent sur le système tellement elles sont nombreuses, eh ben, d’ici, ça manque (ah si, un tout petit peu quand même), c’est marrant, hein ? Pour les nouvelles, je vais sur Internet, encore heureux. Pareil pour la radio, vive Internet.
- Nager. Ça me manque terriblement. Piscines publiques, vous dîtes ? Je tiens trop à ma santé pour m’y aventurer… Piscines privées des clubs de gym ? Je dois vendre l’autre ovaire, alors ! La mer, la plage, le bateau… j’espère que vous réalisez votre chance, vous autres à Tahiti !!! Je suis à moins de 10 km de la mer, et je ne l’ai pas encore vue… et je doute qu'elle soit comparable!!
- Un show "live" d’un groupe de danse tahitienne… (Nonahere, pour ne pas faire de pub...) le son du ukulele, des to’ere, des pahu, pakete… une bringue… je pense notamment à mon cousin qui chante en jouant de la guitare. Ça, ça me manque ! Et puis, le même cousin sans la guitare aussi… A’I, tu me manques, je n'ai aucune nouvelles de toi.......
- Aller au cinéma… ok, je n’ai jamais autant visionné de films en DVD depuis que je suis ici. Mais une petite sortie au ciné (pas ceux de Tahiti, qui ne laissent vraiment personne en manque… mais ceux de Paris) avec les pop-corn, coca et M&Ms… Il y a bien des salles de ciné, mais les films sont pour la plupart chinois, ou en chinois. Le gouvernement a instauré un quota de 20 films étrangers par an, donc le choix est très limité pour le grand écran. Ce qui est ridicule, parce qu’à côté de ça, les DVD pirates couvrent tous les films qui voient le jour…
- Les chewing-gums AirWaves bleus… y’en n’a pas ici !
- L’odeur du cèdre de ma chambre à la Cité de l’Air.
- Une pharmacie où le service serait en anglais ou en français… je sors d’une grippe intestinale, ou d’un empoisonnement alimentaire, je ne sais pas trop, et un gentil pharmacien aurait été salutaire… le problème, c’est que je ne sais pas (encore) expliquer en chinois exactement. Et si je dois me rendre à la clinique privée américaine, ben, comme j’ai vendu tous mes ovaires pour manger une glace puis nager au clair… plus de sous !
- En général, pouvoir appeler la famille, les amis… leur rendre visite... heureusement qu’il y a ce blog. J’ai l’impression de leur parler, indirectement. Je vous imagine en train de lire ces articles, c'est réconfortant. Même si vous ne me donnez pas TOUS des nouvelles en retour… allo ?
Sinon, Shanghai a ses avantages. Sujet pour un autre article, n’est-ce pas ???
Les Vacances sont terminées : une semaine partagée entre grippe carabinée pour la 1ère moitié. Et pour la 2ème : révision pour mon dernier partiel. Pas très folichon tout ça...
Ah, si, une petite sortie au Zapata's en plein milieu (les margaritas sont gratuites pour les femmes, c'est un excellent argument). Et puis, j'ai essayé d'aller visiter le Musée de Shanghai (encore une fois). Mais la semaine du 1er Mai à Shanghai, c'est du délire. TOUTE la ville est dehors. C'est insensé ! C'était noir de monde. Je n'ai pas eu le courage de passer la porte du musée!
Bon, un récap : on a vu la Pagode du Temple du nord vue d'en bas. A l'intérieur, c'est escaliers, escaliers et escaliers : rien d'intéressant. Mais au fur et a mesure qu'on monte les niveaux, la vue est belle. Voici quelques prises de vue depuis son dernier niveau. Malheureusement l'air est très pollué (plus qu'à Shanghai, si c'est possible). En effet, Suzhou n'est plus la simple ville de la soie. Elle est désormais industrielle. En bas, le temple, le jardin. Je vous épargne mes commentaires pour cette fois-ci.
Pause déjeuner au succulent YangYang Shuijiaoguan : le guide n’exagérait rien en disant qu’ils offraient les meilleurs « jiaozi » (raviolis) de la région. En plus, très abordable !
Pour nous rendre au Jardin du Maître des Filets (ça ne vous fait pas rêver un nom pareil ??), on est passés par une « ruelle à touristes » remplie de petits shops qui proposent des babioles, des T-shirts, des curios. Ils ne font pas que proposer, d’ailleurs. Ils harcèlent, lancent des tarifs en USD complètement hallucinants. Ils nous prennent vraiment pour des pigeons !! Enfin, c’est pittoresque et joli à regarder. Je vous présente le Jardin du Maître des Filets. C’est « une maison dans un jardin, un jardin dans une maison » dit le poète… et c’est très beau.







Je vais arrêter le déluge de photos pour aujourd’hui… sinon, j’ai bien peur que ça sera trop lourd pour le téléchargement… suite pour plus tard. J'attends vos commentaires. Merci pour ceux que je reçois. Bisous à tout le monde.
Pffffff ! Ça y est, j’ai eu mes partielles cette semaine, c’est pour ça que je n’ai pas pu continué mon super récit supra haletant de mon périple héroïque à Suzhou… hum !
On est Samedi, n’est-ce pas… vous pensez, ok on va enfin pouvoir lire la suite. Eh ben, non. Je dois me préparer pour aller en cours. Oui, en COURS un samedi !
Voyez, le 1er mai est « fêté » aussi en Chine. Comme nous, c’est la fête du travail. Mieux, ils le fêtent trois jours. Alors du coup, vu que ça tombe un mardi, mercredi et jeudi, on nous donne aussi le vendredi et le lundi qui suivent, histoire d’avoir une semaine entière de vacances. C'est la femeuse "Golden Week".
MAIS (ah ben oui, il faut pas rêver…) on doit rattraper les deux jours qui ne sont pas officiellement fériés. Donc, on bosse le week-end … et pas que pour les étudiants, c’est comme ça pour tout le monde. Comme quoi, rien n'est gratuit.
Je vous raconte pas la tête qu’on a tirée quand on nous a annoncé ça !! Va falloir se lever aux aurores dimanche pour aller au cours de ‘listening’, celui que tout le monde trouve chiant comme la pluie. Je sens qu’il va pas y avoir grande foule…

Enfin, en attendant, voici une petite photo insolite : une facade d’un petit immeuble a Suzhou (je rappelle, perdu au milieu de la Chine !!)
Encore un Kangourou qui n'a pas retrouvé son chemin...
LETTRES DE SHANGHAI